Arno BRIGNON

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Arno Brignon

En résidence d’expérimentation au château de Seix en 2020

Je suis déjà venu dans le Couserans. Une chose m’avait frappée, ici les routes ont une fin, c’était alors sans savoir alors à quel point la mienne allait alors s’ouvrir… La résidence de territoire en Couserans, a été un déclencheur qui a nourri ma création jusqu’à aujourd’hui, qui a créé un lien entre mon passé d’éducateur et mon présent de photographe. Suite à « Based on a true Story », j’ai continué à explorer l’idée d’une création participative, continué aussi mes expérimentations argentiques, toujours plus archaïque. Ces pistes m’ont mené avec plaisir à Aussillon, à Lectoure, à Valparaiso, à Condom… avec comme conclusion l’ouvrage « La Formation des vagues » tout juste publié. Cette année, j’ai de nouveau été invité à Carcassonne et à Toulouse pour développer des projets similaires et j’ai senti, que j’étais arrivé au bout de quelque chose… finalement cette route aussi avait peut-être une fin. Je répétai ma démarche et ce qui faisait sens pour moi dans un désir de rencontre, dans la création de lien, ne devenait plus qu’un geste répété ici et là. Il me faut retrouver un souffle nouveau, réfléchir à une continuité ou à une rupture à cette démarche pour retrouver du sens à mon travail. Avec « Based on a true story » l’envie d’ajouter des mots à mon travail est apparue, une envie qui m’accompagne depuis. J’essaie d’écrire autour des photos de la série « Joséphine », autour d’un nouveau projet aux Usa, et dans ce livre « la formation des vagues » mais le temps me manque, je suis happé par tous les projets chronophages, par le quotidien aussi. J’ai besoin de repartir, de me concentrer à plein temps sur ma création. D’essayer autre chose ou peut être de revenir aux fondamentaux, je ne sais plus. A chaque fois que j’y pense, mes pensées vont vers le Couserans. C’est pour moi, un territoire qui résonne avec ce temps nécessaire de la pensée.  J’y suis déjà revenu depuis ma résidence pour tenter de nouvelles choses, comme ce Post Geographic Project avec Hélios Quinquis. Les mots et les photos sont certitude et incertitude tout comme les paysages et les rencontres des chemins à parcourir. J’ai besoin de venir vivre ici, d’explorer ses routes et les miennes, puisque la fin de celles-ci sont autant de point de départ.

 

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